Enseignements SP.I

Activité Enseignants Jour Début Fin Salles
Réunion de rentrée Vendredi 15/09/2017 15h00 17h00 F 141

 

Activité Enseignants Jour Début Fin Durée (h) Salles
Pot de rentrée M2 SPI Vendredi 15/09/2017 17h00 F 142

 



Présentation des enseignements SP.I 2017/18



Enseignements Fondamentaux (par ordre alphabétique / enseignants)


Sociologie politique des élites  Antonin Cohen

Ce cours porte sur les élites. Le cours reviendra sur la genèse de ce terme dans les sciences sociales, c’est-à-dire à la fois sur le contexte intellectuel et politique de formalisation et de diffusion de la « théorie des élites » et sur la cristallisation de la controverse scientifique transatlantique sur la structuration comparative des groupes dominants dans différents types de sociétés. Cette première partie sera une opportunité pour revenir sur des auteurs classiques plus ou moins connus, tels que Pareto, Mosca, Mills, Dahl, Aron, ou Beard, Lynd, Hunter, Lerner, Domhoff, etc. La question de l’opérationnalisation empirique de la théorie des élites sera constamment en question, en revenant sur les différentes méthodes utilisées (et utiles). Sur cette base, la deuxième partie du cours reviendra sur les travaux de recherche les plus récents sur la structure sociale des groupes dominants (passés et présents), et en particulier sur l’internationalisation des élites nationales et l’émergence d’élites transnationales.


Méthodologies du comparatisme    Pascale Laborier


Corruptions et probité publique Eric Phélippeau

La corruption est un problème mondial, qui suscite un engouement éditorial soutenu : au milieu des années 2000, près de 300 ouvrages ont été publiés par an en moyenne sur le sujet (J.M. Walsh, « Guide to locating the literature on corruption », in M. Johnston (ed.), Civil society and corruption, mobilizing for reform, University press of America, Lanham, 2005, pp.171-185). Cet engouement fait évidemment en partie écho aux coûts économiques qui lui sont associés (le dernier rapport anticorruption de l’UE vient de les estimer à 120 milliards d’euros pour l’économie européenne, soit un peu moins que le budget annuel de l’Union), mais également à toute une série de risques et de menaces qu’elle fait planer sur le fonctionnement des systèmes politiques. Ce cours revient sur les problèmes de définitions et de mesures liés à cet enjeu, ainsi que sur les explications mises en avant pour en rendre raison. Il propose en outre une sociologie des instruments mis au point pour lutter contre la corruption, assortie d’une réflexion sur les usages et effets de ces politiques.



Séminaires de Spécialisation (en option)


L’espace des organisations internationales: le cas du HCR et de la gouvernance des réfugiés  Karen Akoka

Les organisations internationales sont devenues en l’espace d’un siècle des acteurs incontournables. Ce séminaire se propose d’explorer ces structures de la coopération internationale où se produisent des interactions, se nouent des liens d’interdépendance et où s’élaborent différents types de régulation à partir de l’étude de cas de l’organisation et l’action du Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR). En plus de faire le point sur les connaissances relatives au HCR (les pratiques et les acteurs qui les façonnent, les contradictions et les tensions par lesquelles il est pris) ce séminaire propose une réflexion sur l’intérêt et la valeur ajoutée des différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie) dans l’exploration de cette organisation en particulier et des organisations internationales en général. Ce séminaire propose une exploration de l’activité du HCR dans ces différents types de contextes permettant de dépasser l’image d’une organisation souvent perçue comme monolithique et dotée d’une certaine intentionnalité tout comme l’image du réfugié comme d’une catégorie homogène.


Approches transnationales de la sécurité Laurent Bonelli

Ce séminaire propose aux étudiants d’aborder les questions de sécurité sous l’angle d’une sociologie politique de l’international. Il s’agit d’abord d’en finir avec de fausses oppositions, de celle d’un « international » qui pourrait se penser de indépendamment du « national » (et qui serait redevable d’outils spécifiques d’analyse) à celle d’une étanchéité entre acteurs « publics » et « privés », en passant par celle « gouvernements » / « sociétés civiles ». Ce séminaire adopte donc une approche relationnelle de la sécurité, qui articule l’historicité, les interactions et les interdépendances. Plusieurs dimensions seront privilégiées : la violence politique et le mobilisations institutionnelles qu’elle provoque ; la sécurité comme mode de fabrication de frontières sociales et spatiales dans les métropoles urbaines ; l’émergence du « crime organisé » comme catégorie d’action publique ; l’essor de la surveillance électronique et celui du secteur privé de la sécurité. Ces différents aspects sont autant de jalons pour penser un champ de la sécurité.


Sociologies politique transnationale des champs , Antonin Cohen

Ce séminaire porte sur les usages multiples de la notion de « champ » dans les sciences sociales. Dans un premier temps, le séminaire reviendra sur la généalogie scientifique de cette notion et son opérationnalisation théorique par des auteurs aussi différents que Bourdieu, Curtis et Zurcher, DiMaggio et Powell, Fligstein et McAdam. Dans un deuxième temps, le séminaire proposera une palette de travaux récents utilisant cette notion pour appréhender des objets aussi variés que le mouvement antipornographie, l’État colonial, le mouvement LGBT, l’industrie du jeu (un choix sera ici proposé aux étudiants en fonction des intérêts et des curiosités). Dans un troisième temps, le séminaire s’intéressera plus particulièrement aux champs « transnationaux », proposant ainsi une réflexion sur l’articulation entre « le national » et « l’international » dans l’état présent de la mondialisation. Ce séminaire sur la sociologie des champs est directement complémentaire du cours sur la sociologie politique des élites.


Construction des savoirs et des technologies sur/dans le monde post-colonial   Marielle Debos

Le séminaire propose une réflexion et un regard critique sur la construction des discours, savoirs et des technologies produits sur et dans le monde post-colonial. Une première question a trait aux sources et aux méthodologies des savoirs académiques : qu’est-ce que l’ethnocentrisme à l’université ? Que signifie décoloniser les méthodologies et les recherches ? Qu’apportent les travaux sur la classe, le genre et la race dans les relations internationales ? Une seconde question concerne la production des discours experts sur le monde post-colonial. Comment sont produites les statistiques ? Comment les discours sur la « bonne gouvernance » ou la supposée « faillite de l’Etat » ont-ils été construits ? Par qui ? Avec quels effets sur les sociétés concernées ? Le séminaire interroge enfin la place des sciences et des technologies dans le monde colonial et post-colonial à partir des cas de la médecine, du nucléaire et des technologies d’identification biométrique. Comment l’Afrique a-t-elle été utilisée comme laboratoire ? Mais aussi : quelle est la contribution des acteurs des sociétés post-coloniales dans la production de nouveaux savoirs et de nouvelles technologies? 


Action publique, populations et territoires Béatrice Hibou et Pascale Laborier

Nous proposons dans ce séminaire sur la « Domination et inégalités sociales : lectures croisées d’économie politique et de sociologie de l’action publique  » d’articuler une réflexion méthodologique sur les territoires et les populations en nous appuyant sur des recherches comparatives en économie politique et en sociologie de l’action publique dans une perspective historique. Les exemples s’appuieront sur les recherches en cours menées dans les espaces sub-sahariens, maghrébins et européens notamment à partir des thématiques suivantes: inclusion économique et exercice du pouvoir, fiscalité et représentation politique, programmes sociaux et légitimité des politiques de redistribution, pauvreté et leadership, pauvreté et précarités sous le prisme du territoire, les représentations statistiques de “la” population et des territoires, …


Politique de la mémoire   Marie-Claire Lavabre avec  Sarah Gensburger et  Gerome Truc

Ce séminaire mobilise des références relevant de l’histoire, de la sociologie et de la sociologie politique. Si, en France notamment, ce sont le plus souvent les historiens qui se sont saisis de l’objet «mémoire» et ont ainsi qualifié de nombreuses recherches sur les usages politiques du passé ou de l’histoire, la problématique de la mémoire trouve son origine dans la réflexion sociologique tandis que les développements récents du phénomène mémoriel interpellent directement les politistes. Un second séminaire, commun avec l’EHESS,  Sciences Po et inscrit dans le Labex « Les passés dans le Présent » (UPO), est proposé en « bonus ».


Pouvoir local et élections    Christophe Le Digol

Comment se fabrique localement du capital politique ? Pourquoi des électeurs accordent-ils du crédit à certains candidats en position de solliciter leurs votes lors des élections municipales ? Pour comprendre le résultat des élections, les politistes préfèrent souvent analyser ces moments, c’est-à-dire les campagnes électorales, où les candidats entrent officiellement en concurrence pour conquérir les fonctions électives mises en jeu. Les campagnes électorales sont ces temps forts de la politique où sont recherchées les raisons du vote des électeurs. Dans le cadre de ce séminaire, une autre hypothèse est explorée : les raisons du vote ne sont-elles pas à rechercher en dehors des campagnes électorales, à savoir pendant le mandat ? C’est en suivant les activités ordinaires et quotidiennes des groupes en présence (agents politiques, associatifs, etc.), en observant comment se tissent des liens entre ces agents engagés localement dans la politique et les groupes, associations qui animent la vie locale que nous tenterons de comprendre comment se fabrique localement du capital politique.  Ce séminaire est le lieu d’animation, de réflexion et de coordination d’une enquête qui porte sur les prochaines élections municipales (2014-2020). Les étudiants de M2 sont invités à participer à cette enquête aux côtés des doctorants, à réaliser des entretiens et des observations tout en travaillant sur les procédures et les résultats des grandes enquêtes électorales.


Sorties de conflit : le procès comme terrain d’enquête  Sandrine Lefranc et Milena Jaksic

Ce séminaire s’intéressera aux différentes dimensions du processus de « sortie » de la violence, en examinant de manière comparative la construction des politiques, en prenant en compte l’institutionnalisation d’une expertise internationale, et en s’interrogeant sur les implications du recours au droit dans les sorties de conflit. Le séminaire se penchera également sur l’historicité des phénomènes étudiés, au moins depuis la Deuxième Guerre mondiale.


Politisation  Thierry Mandon (séminaire commun avec TPP)


Savoirs et idéologies en politique   Arnault Skornicki

 Ce séminaire entend être une formation à la recherche en histoire sociale des idées politiques, qui recouvre une gamme très large d’objets et de méthodes. D’objets, car la pensée est partout : des grands systèmes philosophiques élaborés par des intellectuels et penseurs de profession ; de la littérature de parti ou de propagande ; des pamphlets et des professions de foi ; de la presse (y compris non « politique ») ; de la littérature ou des œuvres d’art, qu’il s’agisse de Léonard de Vinci ou de Batman (la BD ou les films) qui véhiculent chacun à leur manière une certaine vision du monde ; de lieux communs de bistrots ou des sciences administratives, économiques, ou « humaines ». Liste non exhaustive.  De méthodes : comme son nom l’indique, l’histoire sociale des idées politiques se situe au confluent de plusieurs disciplines. L’histoire bien sûr, y compris l’histoire des sciences, de la philosophie, de la politique, de l’économie, etc. ; mais aussi la sociologie des intellectuels, des intermédiaires culturels, des partis, de l’État, etc. Nous aborderons différentes facettes du programme de recherches que constitue l’histoire sociale des idées politiques : les questions de méthode ; la sociologie historique des intellectuels et des philosophe dans leur rapport à la politique ; les savoirs d’État ou de gouvernements ; la réception et la réappropriation des idées politiques dans les groupes populaires ; la circulation des idées et des savoirs, via les intermédiaires culturels, les pratiques de lectures, les transferts internationaux, etc.


Droites extrêmes en Europe  Frédéric Zalewski

 Les succès électoraux et sondagiers du Front National en France prennent place dans un contexte plus large de renouveau des droites extrêmes en Europe. Nombre d’entre eux sont devenus familiers du grand public, grâce à la généreuse couverture médiatique dont eux-mêmes ou leurs leaders ont bénéficié (que l’on pense ici, par exemple, au cas autrichien du FPÖ et de son défunt chef, Jörg Haider). Ces partis ont été regroupés sous le label de new radical right parties par la littérature internationale, indiquant par là le questionnement qu’ils adressent aux catégories biens constituées de la science politique. L’objectif de ce séminaire est double : 1) apporter des éléments de connaissance factuelle sur ces partis politiques, conduisant notamment à interroger leur mouvement de professionnalisation politique et de renouvellement idéologique à partir des années 1970-1980 ; 2) aborder de façon critique la littérature qui leur est consacrée. Les approches dominantes conservent en effet, certes à des degrés variables, une optique libérale faisant de ces partis une déviance de la démocratie, mais négligeant entre autres d’interroger les effets politiques élargis de la « révolution conservatrice » à l’œuvre dans les démocraties occidentales depuis les années 1980.



Méthodes d’enquête en sciences sociales  (au second semestre, parcours recherche)

 Ce module méthodologique se donne comme objectif

  • Présenter de manière illustrée la palette des différentes méthodes en sciences sociales : archives, entretiens approfondis, entretiens collectifs, observation directe ou participante, méthodes statistiques 
  • Etudier manière dont il convient d’ajuster les différentes méthodes aux divers types d’objets de recherche des étudiants du Master 2
  • Inviter les étudiants à présenter leurs matériaux de recherche recueillis selon les méthodes spécifiques et réfléchir aux usages de ces matériaux.
  • Se former à l’intégrité scientifique

Planning 2017/18 : Premiers éléments dans la seconde quinzaine de septembre (après la  pré-rentrée), puis de janvier à février 2018

 – Introduction aux méthodes quantitatives en sciences sociales Cécile Rodrigues 

 1ère séance. Lire les statistiques en sciences sociales. La première séance donnera des repères en statistiques descriptives et inférentielles à travers des exemples tirés d’articles et ouvrages.

2nde séance. Produire des statistiques en sciences sociales. Cette séance présentera les principales sources de données quantitatives accessibles et invitera les participants à produire des statistiques descriptives à partir d’une base de données fournie.

Activité Enseignants Jour Début Fin Durée (h) Salles
De l’enquête à l’écriture en Science Politique RODRIGUES Cécile Jeudi 21/09/2017 14h00 17h00 03h00 F 520
De l’enquête à l’écriture en Science Politique RODRIGUES Cécile Jeudi 28/09/2017 14h00 17h00 03h00 F 520

 – Lecture de cartes (Baptiste Coulmont)

  • archives (BDIC)
  • entretiens

Atelier de lecture en Langues étrangères – Cet atelier se propose de familiariser les étudiants à la lecture de sciences sociales en anglais. Anne Simonin 

Ce séminaire se propose d’explorer, en privilégiant une approche bilingue (visionnage de documents en anglais, exposés oraux des étudiants en anglais si possible ou en français) les questions d’actualité du monde anglo-saxon, les États-Unis et le Royaume-Uni en particulier. Le but recherché est de faire participer activement les étudiants, en essayant de « décomplexer » le rapport à la langue anglaise et en vue d’acquérir en huit séances une certitude : en disposant des bases d’une grammaire élémentaire, en s’efforçant d’enrichir son vocabulaire, tout le monde peut parler anglais. Et il vaut mieux parler un anglais imparfait que rester silencieux en étant paralysé par une impossible perfection. Une maîtrise correcte de l’anglais, en particulier à l’oral, est aujourd’hui indispensable dans la recherche comme dans les filières de professionnalisation. Les étudiants de Master disposent de ces bases que ce séminaire cherche à renforcer. Les sujets traités sont des sujets de l’actualité la plus immédiate, y compris polémique afin de favoriser les jeux de rôle et l’exposition de points de vue différents mais toujours argumentés en raison, mobilisant les références de sciences politiques, de philosophie, de littérature, de cinéma etc. propres à chaque intervenant. Un dossier de presse en langue anglaise est remis d’un séminaire sur l’autre. Le contenu de ce dossier fait l’objet d’un exposé oral de dix minutes présenté par deux groupes d’étudiants à chaque séance. La note est collective. L’important est d’amorcer une  progression dans le – maniement de la langue anglaise, certes, mais aussi dans la maîtrise des techniques de plan, de fluidifier la présentation orale et d’éprouver le bénéfice du travail en commun. Le contrôle est continu, fonction de la présence régulière, de la participation active, volontaire et réitérée aux deux présentations orales de dix à quinze minutes qui ont lieu à chaque séminaire. Un dossier de presse constitué par chaque groupe d’étudiant avec un résumé de deux pages en anglais est demandé à la fin du séminaire et se voit attribué une note qui participe à la notation globale de l’étudiant.

Pour tout renseignement complémentaire : anne.simonin@ehess.fr



Ouverture des enseignements vers d’autres départements (et réciproquement)


Gestion des collectivités territoriales (GCT)


Politique de la ville   Thomas Kirszbaum

 Ce séminaire propose aux étudiants une réflexion sur les modes de peuplement des villes, en France et à l’étranger, et leur gestion publique. Au travers d’exemples concrets, il montre les correspondances entre l’espace social et l’espace résidentiel. En mettant en lumière les stratégies de mobilité des acteurs, leurs enjeux de distinction, le rôle des pouvoirs publics ou du marché, il se propose de nourrir la gestion des collectivités territoriales des savoirs de la sociologie politique et de la sociologie urbaine. Ce séminaire s’appuiera sur des approches comparatives entre la France et les cas allemand, britannique et étasunien.


Cultures et territoires Emmanuel Wallon

Après avoir rappelé les fondements de l’action publique dans le domaine culturel, le séminaire procède à une analyse en détail de la répartition des compétences entre les collectivités, selon les disciplines et les missions. Arguments identitaires à l’échelle d’un territoire, stimulants dans la concurrence économique entre les villes, ou encore instruments d’une ambition plus globale ? Les politiques culturelles communales et intercommunales, départementales et/ou régionales sont questionnées dans leurs principes, leurs objectifs, leurs méthodes, leur financement et leurs effets, à travers des exemples et des enquêtes.

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 Droit public / Parcours Droits de l’Homme


Protection internationale des droits de l’homme : fondements et principes Myriam Benlolo-Carabot et Stéphanie Hennette Vauchez

Ce cours se présente comme un cours approfondi relatif au droit international des droits de l’Homme (DIDH); il est attendu des étudiant-es qu’ils fassent le travail d’acquisition des connaissances techniques à titre préparatoire, afin que les discussions et échanges en cours permettent le développement d’analyses critiques originales. Il inclut un retour réflexif et historique sur les acteurs et les conditions de naissance du DI et du droit européen des DH, ses principes fondateurs (la place de l’individu en droit international, la juridictionnalisation du edroit international …), ses méthodes (l’interprétation en droit international et européen),  et son efficacité (quelle autorité, quels modes d’exécution du DIDH? Quelles similitudes / différences entre les niveaux de protection régionaux et universel des DH ?). Le cours se termine par quelques séances thématiques (le droit à une nationalité en DIDH; le genre dans le droit européen des droits de l’Homme…) qui permette de rassembler, autour d’une question particulière, l’ensemble des perspectives d’analyse critique éprouvées durant le cours.


Droits et santé de la bioéthique   Tatiana Gründler et Stéphanie Hennette-Vauchez

Le cours de droit de la santé et de la bioéthique vise à inviter les étudiant-es à réfléchir à la manière dont des concepts centraux et parfaitement classiques du droit (le consentement, par exemple) sont affectés et altérés par le développement du droit de la santé et de la bioéthique. Ainsi, après une séance de cadrage qui rappelle à chacun-e les sources et grands chapitres du droit de la bioéthique, quelques séances sont consacrées à des grandes problématiques transversales: libertés de circulation (« tourisme bioéthique »), le droit et le fait (à travers, notamment, la question de la GPA: quelle réponse du droit face à une pratique sociale souvent interdite, mais en expansion?), nécessité médicale et atteinte à l’intégrité corporelle (cf. par ex., l’actualité des questions juridiques autour de la circoncision). Enfin, plusieurs séances sont consacrées à des questions spécifiques: avortement, transplantation d’organes, fin de vie…


Droits de l’asile et de l’immigration Serge Slama

« Le droit des étrangers et de l’asile est une matière en perpétuelle évolution. Elle obéit néanmoins à un certain nombre de constantes en étant tiraillée entre le droit et la politique, entre les exigences du respect des droits de l’homme et les tentations souverainistes et protectionnistes des Etats. C’est aussi une matière qui relève de plus en plus de règles et jurisprudences internationales et européennes, particulièrement celles de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme. En droit interne, ce droit a longtemps été caractérisé par une situation « d’infra droit », dépendant essentiellement des circulaires et pratiques administratives avec un contrôle juridictionnel quasi-inexistant. Toutefois depuis le début des années 1980 les interventions du législateur sont de plus en plus fréquentes (une loi tous les deux ou trois ans, en fonction des alternances politiques) et les textes légaux et réglementaires se sont multipliées (au point qu’un Code – le CESEDA – a été créé en 2005). 
Le cours sera essentiellement orienté sur la dimension contentieuse du droit des étrangers. Le contentieux des étrangers représente en effet une part significative de l’activité des juridictions. De nombreux étudiants issus des formations de M2 en droits de l’homme exercent une activité dans ce secteur (comme avocat, au sein d’ONG ou d’organisation internationales, comme magistrats ou au sein de l’administration). Dans une démarche clinique, il s’agira à partir de dossiers concrets de dégager des stratégies de défense des étrangers et des demandeurs d’asile aussi bien devant les juges administratifs, judiciaires, mais aussi devant le Conseil constitutionnel, la CJUE ou la Cour EDH.  L’étude de ces cas contentieux permettra de dégager les traits saillants de la matière et ses principales évolutions »
Voir aussi Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF) et Blog Combats pour les droits de l’homme (CPDH

Master Langues, littératures et civilisations étrangères 

Spécialité : Cultures politiques et sociétés d’Europe centrale et orientale

Institutions, politique et gouvernance Russie et Etats post-soviétiques Jean-Robert Raviot

Ce cours-séminaire vise à fournir les outils fondamentaux de l’analyse des institutions politiques, administratives et économiques de la Russie et des Etats post-soviétiques.


Sociétés, identités et mobilisations espace post-soviétique Ioulia Shukan et Anne Le Huérou

Ce cours porte sur l’analyse du changement social (situation démographique, migrations, nationalisme et xénophobie, inégalités sociales et stratégies d’adaptation des populations), ainsi que des formes de mobilisations collectives (identitaires, politiques ou sociales) dans les États issus de la décomposition de l’URSS. Son objectif est de permettre aux étudiants de porter un regard informé et analytique sur les sociétés post-soviétiques et leurs pratiques.


Géopolitique de la Russie  Jean-Robert Raviot

Ce cours vise à fournir les outils de l’analyse géopolitique à mettre en œuvre pour étudier les espaces post-soviétiques, avec une attention particulière pour la Russie, du point de vue économique, politique, sécuritaire, démographique, énergétique et environnemental, ainsi que leur insertion dans l’espace global et les relations internationales contemporaines. Enseignement magistral mutualisé avec le cursus de Master Géopolitique (Université Paris VIII Saint-Denis), assuré sur le campus de l’Université Paris VIII


Département de langues étrangères


pour « non spécialistes » voir  : http://crl.u-paris10.fr/service-centre-de-ressources-langues/langues-et-niveaux/les-langues-a-paris-ouest/

 


Syllabus des séminaires