Enseignements SP.I

Tous les enseignements ont lieu en salle F520 sauf indication contraire



Présentation des enseignements SP.I 2016/17



Enseignements Fondamentaux (par ordre alphabétique / enseignants)


Sociologie de l’engagement politique et syndical Stéphane Beaud

Lors de ce cours, nous étudierons en quoi l’analyse sociologique et historique permet de comprendre les ressorts sociaux, notamment biographiques et genrés, des engagements politiques ou syndicaux. D’une part, une large place sera faite à la comparaison entre les formes traditionnelles de militantisme politique – dans le cadre de ce qu’on appelait des partis de masse (partis communistes, sociaux-démocrates, ou fascistes)- et certainds formes actuelles de militantisme, souvent plus intermittentes et portant sur des nouveaux objets (les collectifs de la « Manif pour tous », les  Zones à défendre, dites Z.A.D., le supportérisme de football, etc.). D’autre part, nous porterons notre regard sur un objet un peu trop délaissé par la sociologie politique, à savoir les nouvelles formes prises par l’engagement syndical, en prêtant une attention spéciale au mouvement de relève générationnelle (à la CGT en particulier) et aux enjeux de la création de nouvelles sections syndicales dans des entreprises sans représentation syndicale.


Méthodologies du comparatisme Eric Phelippeau


Politique de la mémoire   Marie-Claire Lavabre

Ce séminaire mobilise des références relevant de l’histoire, de la sociologie et de la sociologie politique. Si, en France notamment, ce sont le plus souvent les historiens qui se sont saisis de l’objet «mémoire» et ont ainsi qualifié de nombreuses recherches sur les usages politiques du passé ou de l’histoire, la problématique de la mémoire trouve son origine dans la réflexion sociologique tandis que les développements récents du phénomène mémoriel interpellent directement les politistes. Un second séminaire, commun avec l’EHESS,  Sciences Po et inscrit dans le Labex « Les passés dans le Présent » (UPO), est proposé en « bonus ». seminaireM2Nanterre

Plan de cours Politique de la mémoire / Corruptions et probité publique (2015-2016)


Corruptions et probité publique Eric Phélippeau

La corruption est un problème mondial, qui suscite un engouement éditorial soutenu : au milieu des années 2000, près de 300 ouvrages ont été publiés par an en moyenne sur le sujet (J.M. Walsh, « Guide to locating the literature on corruption », in M. Johnston (ed.), Civil society and corruption, mobilizing for reform, University press of America, Lanham, 2005, pp.171-185). Cet engouement fait évidemment en partie écho aux coûts économiques qui lui sont associés (le dernier rapport anticorruption de l’UE vient de les estimer à 120 milliards d’euros pour l’économie européenne, soit un peu moins que le budget annuel de l’Union), mais également à toute une série de risques et de menaces qu’elle fait planer sur le fonctionnement des systèmes politiques. Ce cours revient sur les problèmes de définitions et de mesures liés à cet enjeu, ainsi que sur les explications mises en avant pour en rendre raison. Il propose en outre une sociologie des instruments mis au point pour lutter contre la corruption, assortie d’une réflexion sur les usages et effets de ces politiques.

Plan de cours Politique de la mémoire / Corruptions et probité publique (2015-2016)



Séminaires de Spécialisation (par ordre alphabétique / enseignants)


L’espace des organisations internationales: le cas du HCR et de la gouvernance des réfugiés  Karen Akoka

Les organisations internationales sont devenues en l’espace d’un siècle des acteurs incontournables. Ce séminaire se propose d’explorer ces structures de la coopération internationale où se produisent des interactions, se nouent des liens d’interdépendance et où s’élaborent différents types de régulation à partir de l’étude de cas de l’organisation et l’action du Haut Commissariat pour les Réfugiés des Nations Unies (UNHCR).

En plus de faire le point sur les connaissances relatives au HCR (les pratiques et les acteurs qui les façonnent, les contradictions et les tensions par lesquelles il est pris) ce séminaire propose une réflexion sur l’intérêt et la valeur ajoutée des différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie) dans l’exploration de cette organisation en particulier et des organisations internationales en général.

L’action du HCR peut schématiquement être divisé en trois types d’activité selon ses zones géographiques d’implantation. Une activité de lobbying auprès des institutions nationales qui est davantage portée par les bureaux du HCR situés dans les pays occidentaux, dits du « Nord ». Une activité de type élaboration de normes internationales sur la gestion de l’asile qui est davantage portée par le siège de l’organisation, situé à Genève en Suisse. Une activité d’assistance humanitaire et de délivrance de statuts juridiques davantage portée par les bureaux du HCR situés dans les pays dits du Sud auprès de demandeurs d’asile et réfugiés vivant dans des camps comme dans le tissu urbain.

Ce séminaire propose une exploration de l’activité du HCR dans ces différents types de contextes permettant de dépasser l’image d’une organisation souvent perçue comme monolithique et dotée d’une certaine intentionnalité tout comme l’image du réfugié comme d’une catégorie homogène.

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Sociologie politique des générations immigrées   Stéphane Beaud

Ce séminaire est conçu comme un dialogue entre les approches des historiens sociaux, des politistes et des sociologues. Il s’efforcera de spécifier les apports et les limites de l’approche générationnelle en sociologie politique. Il aura pour objectif, dans un premier temps, de présenter des grandes enquêtes sur la question, en particulier celle des historiens (Gérard Noiriel sur les immigrés de Longwy,  Rémi Skoutelsky sur les immigrés des pays de l’Est dans les brigades internationales en Espagne) et des sociologues (Maryse Tripier, Abdellali Hajjat sur le Mouvement des travailleurs arabes). Dans un deuxième temps, nous analyserons la forme spécifique prise par la politisation de ce qu’on appelle les « secondes générations » dans la France contemporaine ; aussi bien la politisation des descendants d’immigrés maghrébins (lors de la Marche contre le racisme et pour l’égalité des droits de 1983 et, vingt ans plus tard lors des émeutes de 2005 et de la lutte contre la Loi sur le voile » de 2004 et les discriminations religieuses ou raciales) que la politisation des descendants d’immigrés plus récents (par exemple, pays d’Afrique subsaharienne et Chine). 


Approches transnationales de la sécurité Laurent Bonelli

Ce séminaire propose aux étudiants d’aborder les questions de sécurité sous l’angle d’une sociologie politique de l’international. Il s’agit d’abord d’en finir avec de fausses oppositions, de celle d’un « international » qui pourrait se penser de indépendamment du « national » (et qui serait redevable d’outils spécifiques d’analyse) à celle d’une étanchéité entre acteurs « publics » et « privés », en passant par celle « gouvernements » / « sociétés civiles ». Ce séminaire adopte donc une approche relationnelle de la sécurité, qui articule l’historicité, les interactions et les interdépendances. Plusieurs dimensions seront privilégiées : la violence politique et le mobilisations institutionnelles qu’elle provoque ; la sécurité comme mode de fabrication de frontières sociales et spatiales dans les métropoles urbaines ; l’émergence du « crime organisé » comme catégorie d’action publique ; l’essor de la surveillance électronique et celui du secteur privé de la sécurité. Ces différents aspects sont autant de jalons pour penser un champ de la sécurité.

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Construction des savoirs et des technologies sur/dans le monde post-colonial   Marielle Debos

Le séminaire propose une réflexion et un regard critique sur la construction des discours, savoirs et des technologies produits sur et dans le monde post-colonial. Une première question a trait aux sources et aux méthodologies des savoirs académiques : qu’est-ce que l’ethnocentrisme à l’université ? Que signifie décoloniser les méthodologies et les recherches ? Qu’apportent les travaux sur la classe, le genre et la race dans les relations internationales ? Une seconde question concerne la production des discours experts sur le monde post-colonial. Comment sont produites les statistiques ? Comment les discours sur la « bonne gouvernance » ou la supposée « faillite de l’Etat » ont-ils été construits ? Par qui ? Avec quels effets sur les sociétés concernées ? Le séminaire interroge enfin la place des sciences et des technologies dans le monde colonial et post-colonial à partir des cas de la médecine, du nucléaire et des technologies d’identification biométrique. Comment l’Afrique a-t-elle été utilisée comme laboratoire ? Mais aussi : quelle est la contribution des acteurs des sociétés post-coloniales dans la production de nouveaux savoirs et de nouvelles technologies? 

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Politisation   Alain Garrigou

Dans l’usage commun, les termes de politisation et dépolitisation ont souvent un sens normatif : on regrette qu’une question ou un groupe soient politisés à moins que, à l’inverse, on déplore qu’ils soient dépolitisés. Ces jugements renseignent plus sur ceux qui les tiennent que sur ce dont ils parlent. Ils renvoient à une définition de la juste place de la politique et donc à sa définition : qu’est-ce qui en relève et comment en fait-on ? Vers 1960, la science politique a abordé une réflexion sur la dépolitisation à partir d’un contexte de crainte ou d’espoir provoquées par « la fin des idéologies » et la montée de l’indifférence politique. Il est ainsi paradoxal que la dépolitisation ait été le premier sujet d’étude. Il fallait en effet que la politisation fût tenue pour acquise. Elle était en effet tenue pour naturelle selon la vision dominante imposée à partir des 18ème et 19ème siècles.

L’analyse sociale de la politique a montré que la politique s’imposait progressivement comme une activité sociale autonome. Ce processus historique (phylogénétique) a abouti à une situation relativement stable sur laquelle fluctuent les mouvement conjoncturels de politisation et dépolitisation (ontogénétique).

Le séminaire réunira ces deux versants de l’approche de la politisation en s’attachant à la fois au processus long d’implication des citoyens dans la politique (la politisation au XIXème siècle) et aux fluctuations de cet intérêt au gré des événements et conjonctures (opinion, mobilisations, participation électorale aujourd’hui). Le premier volet relève de la sociologie historique puisqu’il y est surtout question du 19ème siècle et de ce qu’on a appelé la politisation des paysans français, le deuxième relève de la sociologie des mobilisations. Le séminaire comprendra quatre temps : après une mise en place centrée sur un travail préliminaire de définition préalable, une série d’exposés sera faite à partir de publications importantes sur la politisation comme processus historique long, puis une autre série sur des formes de mobilisation actuelles ou récentes (élections, grèves, crises, etc.). Le séminaire sera conclu par une petite recherche originale sur des faits d’actualité.


 Études  postcoloniales     Abdellali Hajjat

Le séminaire propose une introduction aux études coloniales et postcoloniales, qui renvoient à un champ d’études polymorphe, au croisement de plusieurs disciplines (histoire, sociologie, science politique, anthropologie, littérature, philosophie). Au travers de la lecture et de la discussion des textes fondateurs et de leurs critiques, il s’agit d’initier les étudiant-e-s aux thèmes majeurs soulevées par les études coloniales et postcoloniales depuis les années 1970 : orientalisme, histoire des subalternes, violences et discriminations légales, gouvernementalité coloniale, genre et sexualités coloniales, racialisation des identités, héritages coloniaux, etc.

Programme « Études postcoloniales » 2015-201 [pdf]


Action publique, populations et territoires Béatrice Hibou et Pascale Laborier (jeudi 16h-19h)

En 2016/17 : Domination et inégalités sociales : lectures croisées d’économie politique et de sociologie de l’action publique 

Nous proposons dans ce séminaire d’articuler une réflexion méthodologique sur les territoires et les populations en nous appuyant sur des recherches comparatives en économie politique et en sociologie de l’action publique dans une perspective historique. Les exemples s’appuieront sur les recherches en cours menées dans les espaces sub-sahariens, maghrébins et européens notamment à partir des thématiques suivantes: inclusion économique et exercice du pouvoir, fiscalité et représentation politique, programmes sociaux et légitimité des politiques de redistribution, pauvreté et leadership, pauvreté et précarités sous le prisme du territoire, les représentations statistiques de “la” population et des territoires, …

séances : 6 et 20 octobre ; 10 et 17 novembre ; 1, 8 & 15  décembre

Séminaire 16/17   et actualisation sur coursenligne


Pouvoir local et élections    Christophe Le Digol

Comment se fabrique localement du capital politique ? Pourquoi des électeurs accordent-ils du crédit à certains candidats en position de solliciter leurs votes lors des élections municipales ? Pour comprendre le résultat des élections, les politistes préfèrent souvent analyser ces moments, c’est-à-dire les campagnes électorales, où les candidats entrent officiellement en concurrence pour conquérir les fonctions électives mises en jeu. Les campagnes électorales sont ces temps forts de la politique où sont recherchées les raisons du vote des électeurs. Dans le cadre de ce séminaire, une autre hypothèse est explorée : les raisons du vote ne sont-elles pas à rechercher en dehors des campagnes électorales, à savoir pendant le mandat ? C’est en suivant les activités ordinaires et quotidiennes des groupes en présence (agents politiques, associatifs, etc.), en observant comment se tissent des liens entre ces agents engagés localement dans la politique et les groupes, associations qui animent la vie locale que nous tenterons de comprendre comment se fabrique localement du capital politique. Les campagnes électorales deviennent alors ce moment où les ressources accumulées ou non pendant le mandat par les agents sociaux sont converties en soutiens et en votes. Ce séminaire est le lieu d’animation, de réflexion et de coordination d’une enquête qui porte sur les prochaines élections municipales (2014-2020). Les étudiants de M2 sont invités à participer à cette enquête aux côtés des doctorants, à réaliser des entretiens et des observations tout en travaillant sur les procédures et les résultats des grandes enquêtes électorales.


Sorties de conflit : le procès comme terrain d’enquête  Sandrine Lefranc et Guillaume Mouralis

Ce séminaire s’intéressera aux différentes dimensions du processus de « sortie » de la violence, en examinant de manière comparative la construction des politiques, en prenant en compte l’institutionnalisation d’une expertise internationale, et en s’interrogeant sur les implications du recours au droit dans les sorties de conflit. Le séminaire se penchera également sur l’historicité des phénomènes étudiés, au moins depuis la Deuxième Guerre mondiale. Il s’arrêtera, d’une part, sur l’immédiat après-guerre (1945-1949) qui a été une période d’expérimentation cruciale en matière de sortie de conflit tant au plan national qu’international (procès de Nuremberg) et constitue de ce fait un précédent pour les acteurs contemporains. Le séminaire examinera, d’autre part, la manière dont les acteurs, catégories et savoir-faire en matière de sorties de conflit circulent dans le temps (par-delà les césures politiques traditionnelles) et dans l’espace (à travers les frontières nationales). Nous proposons cette année d’organiser le séminaire autour d’une réflexion sur la « forme procès » articulée à une enquête empirique portant sur les procès organisés après une période de violence politique. Cette enquête collective portera prioritairement sur les procès de criminels nazis après 1945 et sur les procès de génocidaires rwandais après 1994. Ces procès seront éventuellement comparés à des procès criminels « ordinaires ». Les étudiants devront, sous la conduite des deux enseignants mais de la manière la plus autonome possible, préparer cette enquête : en proposant une méthode d’approche, en recueillant les informations nécessaires, en sollicitant entretiens et autorisations.


Savoirs et idéologies en politique   Arnault Skornicki

 Ce séminaire entend être une formation à la recherche en histoire sociale des idées politiques, qui recouvre une gamme très large d’objets et de méthodes. D’objets, car la pensée est partout : des grands systèmes philosophiques élaborés par des intellectuels et penseurs de profession ; de la littérature de parti ou de propagande ; des pamphlets et des professions de foi ; de la presse (y compris non « politique ») ; de la littérature ou des œuvres d’art, qu’il s’agisse de Léonard de Vinci ou de Batman (la BD ou les films) qui véhiculent chacun à leur manière une certaine vision du monde ; de lieux communs de bistrots ou des sciences administratives, économiques, ou « humaines ». Liste non exhaustive.  De méthodes : comme son nom l’indique, l’histoire sociale des idées politiques se situe au confluent de plusieurs disciplines. L’histoire bien sûr, y compris l’histoire des sciences, de la philosophie, de la politique, de l’économie, etc. ; mais aussi la sociologie des intellectuels, des intermédiaires culturels, des partis, de l’État, etc. Comme les discours constituent un objet privilégié de l’HSIP, il n’est pas interdit non plus de s’inspirer de la linguistique, de la pragmatique, de l’analyse des discours. Nous aborderons différentes facettes du programme de recherches que constitue l’histoire sociale des idées politiques : les questions de méthode ; la sociologie historique des intellectuels et des philosophe dans leur rapport à la politique ; les savoirs d’État ou de gouvernements ; la réception et la réappropriation des idées politiques dans les groupes populaires ; la circulation des idées et des savoirs, via les intermédiaires culturels, les pratiques de lectures, les transferts internationaux, etc.


Droites extrêmes en Europe  Frédéric Zalewski

 Les succès électoraux et sondagiers du Front National en France prennent place dans un contexte plus large de renouveau des droites extrêmes en Europe. Nombre d’entre eux sont devenus familiers du grand public, grâce à la généreuse couverture médiatique dont eux-mêmes ou leurs leaders ont bénéficié (que l’on pense ici, par exemple, au cas autrichien du FPÖ et de son défunt chef, Jörg Haider). Ces partis ont été regroupés sous le label de new radical right parties par la littérature internationale, indiquant par là le questionnement qu’ils adressent aux catégories biens constituées de la science politique. L’objectif de ce séminaire est double : 1) apporter des éléments de connaissance factuelle sur ces partis politiques, conduisant notamment à interroger leur mouvement de professionnalisation politique et de renouvellement idéologique à partir des années 1970-1980 ; 2) aborder de façon critique la littérature qui leur est consacrée. Les approches dominantes conservent en effet, certes à des degrés variables, une optique libérale faisant de ces partis une déviance de la démocratie, mais négligeant entre autres d’interroger les effets politiques élargis de la « révolution conservatrice » à l’œuvre dans les démocraties occidentales depuis les années 1980.



Méthodes d’enquête en sciences sociales  

Stéphane BeaudPascale Laborier

 Ce module méthodologique se donne comme objectif

  • Présenter de manière illustrée la palette des différentes méthodes en sciences sociales : archives, entretiens approfondis, entretiens collectifs, observation directe ou participante, méthodes statistiques 
  • Etudier manière dont il convient d’ajuster les différentes méthodes aux divers types d’objets de recherche des étudiants du Master 2
  • Inviter les étudiants à présenter leurs matériaux de recherche recueillis selon les méthodes spécifiques et réfléchir aux usages de ces matériaux.
  • Se former à l’intégrité scientifique

Planning 2016/17 : Premiers éléments dans la semaine de pré-rentrée (voir page d’accueil), puis de janvier à février 2017


Atelier de lecture en Langues étrangères

 Cet atelier se propose de familiariser les étudiants à la lecture de sciences sociales en anglais. En 2016/17 thématique :  Brexit Anne Simonin 



Ouverture des enseignements vers d’autres départements (et réciproquement)


Gestion des collectivités territoriales (GCT)


Politique de la ville   Thomas Kirszbaum

 Ce séminaire propose aux étudiants une réflexion sur les modes de peuplement des villes, en France et à l’étranger, et leur gestion publique. Au travers d’exemples concrets, il montre les correspondances entre l’espace social et l’espace résidentiel. En mettant en lumière les stratégies de mobilité des acteurs, leurs enjeux de distinction, le rôle des pouvoirs publics ou du marché, il se propose de nourrir la gestion des collectivités territoriales des savoirs de la sociologie politique et de la sociologie urbaine. Ce séminaire s’appuiera sur des approches comparatives entre la France et les cas allemand, britannique et étasunien.


Cultures et territoires Emmanuel Wallon

Après avoir rappelé les fondements de l’action publique dans le domaine culturel, le séminaire procède à une analyse en détail de la répartition des compétences entre les collectivités, selon les disciplines et les missions. Arguments identitaires à l’échelle d’un territoire, stimulants dans la concurrence économique entre les villes, ou encore instruments d’une ambition plus globale ? Les politiques culturelles communales et intercommunales, départementales et/ou régionales sont questionnées dans leurs principes, leurs objectifs, leurs méthodes, leur financement et leurs effets, à travers des exemples et des enquêtes.


 Droit public / Parcours Droits de l’Homme


Protection internationale des droits de l’homme : fondements et principes Myriam Benlolo-Carabot et Stéphanie Hennette Vauchez

Ce cours se présente comme un cours approfondi relatif au droit international des droits de l’Homme (DIDH); il est attendu des étudiant-es qu’ils fassent le travail d’acquisition des connaissances techniques à titre préparatoire, afin que les discussions et échanges en cours permettent le développement d’analyses critiques originales. Il inclut un retour réflexif et historique sur les acteurs et les conditions de naissance du DI et du droit européen des DH, ses principes fondateurs (la place de l’individu en droit international, la juridictionnalisation du edroit international …), ses méthodes (l’interprétation en droit international et européen),  et son efficacité (quelle autorité, quels modes d’exécution du DIDH? Quelles similitudes / différences entre les niveaux de protection régionaux et universel des DH ?). Le cours se termine par quelques séances thématiques (le droit à une nationalité en DIDH; le genre dans le droit européen des droits de l’Homme…) qui permette de rassembler, autour d’une question particulière, l’ensemble des perspectives d’analyse critique éprouvées durant le cours.


Droits et santé de la bioéthique   Tatiana Gründler et Stéphanie Hennette-Vauchez

Le cours de droit de la santé et de la bioéthique vise à inviter les étudiant-es à réfléchir à la manière dont des concepts centraux et parfaitement classiques du droit (le consentement, par exemple) sont affectés et altérés par le développement du droit de la santé et de la bioéthique. Ainsi, après une séance de cadrage qui rappelle à chacun-e les sources et grands chapitres du droit de la bioéthique, quelques séances sont consacrées à des grandes problématiques transversales: libertés de circulation (« tourisme bioéthique »), le droit et le fait (à travers, notamment, la question de la GPA: quelle réponse du droit face à une pratique sociale souvent interdite, mais en expansion?), nécessité médicale et atteinte à l’intégrité corporelle (cf. par ex., l’actualité des questions juridiques autour de la circoncision). Enfin, plusieurs séances sont consacrées à des questions spécifiques: avortement, transplantation d’organes, fin de vie…


Droits de l’asile et de l’immigration Serge Slama

« Le droit des étrangers et de l’asile est une matière en perpétuelle évolution. Elle obéit néanmoins à un certain nombre de constantes en étant tiraillée entre le droit et la politique, entre les exigences du respect des droits de l’homme et les tentations souverainistes et protectionnistes des Etats. C’est aussi une matière qui relève de plus en plus de règles et jurisprudences internationales et européennes, particulièrement celles de la Cour de justice de l’Union européenne et de la Cour européenne des droits de l’homme. En droit interne, ce droit a longtemps été caractérisé par une situation « d’infra droit », dépendant essentiellement des circulaires et pratiques administratives avec un contrôle juridictionnel quasi-inexistant. Toutefois depuis le début des années 1980 les interventions du législateur sont de plus en plus fréquentes (une loi tous les deux ou trois ans, en fonction des alternances politiques) et les textes légaux et réglementaires se sont multipliées (au point qu’un Code – le CESEDA – a été créé en 2005). 
Le cours sera essentiellement orienté sur la dimension contentieuse du droit des étrangers. Le contentieux des étrangers représente en effet une part significative de l’activité des juridictions. De nombreux étudiants issus des formations de M2 en droits de l’homme exercent une activité dans ce secteur (comme avocat, au sein d’ONG ou d’organisation internationales, comme magistrats ou au sein de l’administration). Dans une démarche clinique, il s’agira à partir de dossiers concrets de dégager des stratégies de défense des étrangers et des demandeurs d’asile aussi bien devant les juges administratifs, judiciaires, mais aussi devant le Conseil constitutionnel, la CJUE ou la Cour EDH.  L’étude de ces cas contentieux permettra de dégager les traits saillants de la matière et ses principales évolutions »
Voir aussi Centre de recherche et d’études sur les droits fondamentaux (CREDOF) et Blog Combats pour les droits de l’homme (CPDH

Master Langues, littératures et civilisations étrangères 

Spécialité : Cultures politiques et sociétés d’Europe centrale et orientale

Institutions, politique et gouvernance Russie et Etats post-soviétiques Jean-Robert Raviot

Ce cours-séminaire vise à fournir les outils fondamentaux de l’analyse des institutions politiques, administratives et économiques de la Russie et des Etats post-soviétiques.


Sociétés, identités et mobilisations espace post-soviétique Ioulia Shukan et Anne Le Huérou

Ce cours porte sur l’analyse du changement social (situation démographique, migrations, nationalisme et xénophobie, inégalités sociales et stratégies d’adaptation des populations), ainsi que des formes de mobilisations collectives (identitaires, politiques ou sociales) dans les États issus de la décomposition de l’URSS. Son objectif est de permettre aux étudiants de porter un regard informé et analytique sur les sociétés post-soviétiques et leurs pratiques.


Géopolitique de la Russie  Jean-Robert Raviot

Ce cours vise à fournir les outils de l’analyse géopolitique à mettre en œuvre pour étudier les espaces post-soviétiques, avec une attention particulière pour la Russie, du point de vue économique, politique, sécuritaire, démographique, énergétique et environnemental, ainsi que leur insertion dans l’espace global et les relations internationales contemporaines. Enseignement magistral mutualisé avec le cursus de Master Géopolitique (Université Paris VIII Saint-Denis), assuré sur le campus de l’Université Paris VIII


Département de langues étrangères


pour « non spécialistes » voir  : http://crl.u-paris10.fr/service-centre-de-ressources-langues/langues-et-niveaux/les-langues-a-paris-ouest/

 


Syllabus des séminaires 2015/16


 

Syllabus des séminaires 2014/15